Congo Présidentielle: APPEL A VOTER LE 12 JUILLET
L’histoire de notre pays, depuis 1958, a souvent été rythmée par des guerres fratricides dues aux soubresauts politiques. La haine a toujours été au cœur de la compétition politique au Congo. Il faut que cela change. Aujourd’hui, à quelques jours d’une élection majeure, je prends ma part de responsabilité en lançant un vibrant appel à tous mes compatriotes à même de voter pour qu’ils soient les acteurs de leur histoire et pour que soit tournée à jamais la page de la barbarie et de la haine. Une chance nous est donnée pour être maître de notre destin, saisissons-la. C’est pourquoi au-delà des slogans et autres stratégies politiques, cette campagne aurait dû être avant tout pédagogique. Les militants et les différents candidats argumentant sur les programmes de société des uns et des autres, tout en évitant de s’empêtrer dans des discours nauséabonds. Car, même en démocratie, tous les coups ne sont pas permis. Montrons à la face du monde que le peuple congolais a mûri et n’est pas prêt à se laisser endoctriner une fois de plus par les marchands de guerres.
J’invite donc les congolais et les congolaises à choisir le candidat qui leur inspire crédibilité et espoir pour demain, à faire bon usage de leur bulletin de vote pour que nous écrivions ensemble une autre histoire du Congo. Elire quelqu’un à la magistrature suprême est un acte sérieux et délicat car il engage toute une nation pour les sept années à venir. D’où la nécessité de prendre le temps de la réflexion, étudier les différentes motivations, et surtout dépasser le militantisme partisan.
Quant à moi, sur la base de critères bien définis, mon choix s’est porté sur le changement dans la continuité incarné par Denis Sassou N’Guesso. Et je vais vous dire pourquoi, tout en prenant en compte les bilans de ses prédécesseurs.
Pourquoi je vais voter Denis Sassou N’Guesso (DSN):
1. DSN pour sortir le Congo de l’immobilisme.
De nos jours, dire que les choses ne bougent pas au pays serait une contrevérité. Sur le plan de la démocratie, le simple fait que des opposants s’expriment librement depuis Brazzaville sans être inquiétés résume tout. Personne n’est incarcéré pour des raisons politiques et les journalistes vaquent librement à leurs occupations. Certes des progrès restent à faire, mais DSN a prouvé qu’il était résolument tourné vers la démocratie. La France a mis deux siècles pour en jouir, j’ose espérer qu’il n’en sera pas de même pour le Congo. Sur le plan économique, des partenariats multi sectoriels se sont tissés dans le but de créer un fleuron industriel, sortant dans le même temps notre pays du carcan de la préférence commerciale française pas toujours bénéfique pour notre pays. Sur le plan social, bien que nos compatriotes aient du mal à opter pour la création d’entreprises afin de sortir de l’assistanat, les salaires et arriérés de salaires sont régulièrement payés depuis le retour de DSN. Des mesures ont été également prises pour la gratuité des soins médicaux, notamment en ce qui concerne la drépanocytose. Nous sortons donc des mots et slogans du genre « petite suisse » pour faire entrer concrètement le Congo dans le concert des nations.
2. DSN pour la stabilité nationale et sous régionale.
Le ralliement des ténors historiques de l’opposition (Kolela, Yhombi, Moukouéké, Tamba-Tamba, Ganao et bien d’autres) prouve que DSN a su rassembler ses ennemis d’hier pour un devoir suprême : l’intérêt général. Mettre de côté les querelles intestines et mettre le peuple congolais au centre de toutes les préoccupations, voila une grande leçon de sagesse que nous donne toute une génération de séniors. On peut supposer qu’ils désirent laisser un patrimoine viable à la jeunesse de demain. Sans nul doute l’histoire retiendra cet acte de courage politique, car on ne le répétera jamais assez : la paix, la paix, d’abord la paix. Malheureusement les « messieurs pousse-toi de là que je m’y mette » de l’opposition congolaise ne s’inscrivent pas dans ce schéma.
Ces derniers ont du mal à allier unité et diversité. Au lieu de faire des propositions alternatives, ils désirent plus la destruction que la construction. S’opposer c’est bien, mais proposer c’est mieux. Sur le plan de la sous région, la disparition de monsieur Bongo Ondiba laisse planer un doute quant à la stabilité dans un pays qui nous est frontalier. DSN, jouissant d’une reconnaissance continentale usera certainement de son grand savoir relationnel pour atténuer les éventuelles tensions et éviter ainsi une contamination à notre pays.
3. DSN pour le changement.
Malgré la crise financière internationale et la chute vertigineuse du prix du baril, le Congo est en chantier, et c’est le moins que l’on puisse dire. Les bases d’une modernisation et d’un changement manifeste se profilent bien à l’horizon et les efforts déployés sont palpables. Sans vouloir vous ennuyer avec toutes les réalisations déjà effectuées et les multiples chantiers encore en cours qui touchent tous les domaines de développement, il faudrait être aveugle ou de mauvaise fois pour ne pas constater le changement effectif sur l’étendue du territoire national. Le développement passe par la réalisation des infrastructures de base et DSN l’a bien compris. DSN a changé comme il l’a dit dans « Le manguier, le fleuve et la souris ».
Il prend aujourd’hui le temps de l’écoute avant de prendre des décisions fondamentales. Pour l’avoir approché je peux l’attester. C’est donc son sens aigu de l’Etat, pour le contrat de gouvernement qu’il nous propose et pour le cap qu’il nous donne vers l’avenir, que je voterai DSN. Comme nous l’enseigne la bible : « quand on sème, on ne récolte pas tout de suite ». Je renouvellerai donc ma confiance à DSN le 12 juillet 2009. Ne nous laissons pas divertir par ceux qui n’ont pas l’épaisseur de la fonction présidentielle, ceux qui agite le spectre de la bêtise humaine. Il n’y a pas de psychose actuellement au Congo, il n’y a que des psychopathes. Il suffit de se promener dans les grandes villes du pays pour constater que les forces de l’ordre sont au qui-vive pour assurer notre sécurité. Cette paix nous est garantie par son auteur DSN, celui-là même qui est prêt à perdre une élection plutôt que détruire ce qu’il a lui-même eu du mal à bâtir. C’est pourquoi je quitte Paris ce jour pour remplir mon devoir civique dimanche. Alors le 12 juillet tous ensemble acquittons nous librement de notre devoir civique pour tourner, ensemble, la page d’une histoire écrite en lettres de sang et de désespoir.
Vive le Congo uni et prospère !
Vive la République apaisée !
Que Dieu protège le Congo Brazzaville !
Paris le 09 juillet 2009.
JEAN-JACQUES BLAISE PAMBOU





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