Le Forum pour la consolidation de la Paix au Congo Brazzaville : La vérité un an après.

Lors de son discours de clôture du Forum pour la consolidation de la Paix au Congo Brazzaville, le 4 avril 2009 au palais des congrès de Paris, DENIS CHRISTEL SASSOU NGUESSO disait ceci : « La date de ce 4 avril 2009 va à n’en point douter constituer un repère essentiel dans la chaîne d’actions positives entreprises ici et ailleurs pour faire émarger la culture de paix et de tolérance entre les congolais, et contribuer ainsi à la formation de la conscience nationale sans laquelle aucune idée de nation, encore moins de développement de notre pays le Congo, ne peut être envisagée»
Un an après, jour pour jour, il convient de revenir sur cet évènement historique qui a eu le mérite de réunir toute la diaspora congolaise autour d’un sujet fédérateur, le Congo, et de lancer depuis Paris une dynamique de paix largement relayée au pays .
Ce projet initié à la veille d’une élection majeure, était pour le moins ambitieux de la part de quelques compatriotes de France et du Congo réunis en Collectif. Tous épris de paix et de solidarité nationale, ils ont su dépasser leurs différentes sensibilités politiques et ethniques pour assouvir leur soif de préserver la Paix chèrement acquise dans leur pays et contribuer ainsi aux efforts déjà déployés dans ce domaine par les autorités locales.
« Il ne s’agit pas de faire l’apologie de la pensée unique, bien au contraire. » dixit D.C.S.N.
Du jamais vu en France. Bien que ne votant pas aux élections nationales, les compatriotes de l’hexagone allaient pouvoir prendre librement la parole et s’exprimer sur l’avenir de leur pays et sur les moyens de consolider la paix. C’est la preuve, s’il en était encore besoin, qu’aucun congolais ne serait laissé pour compte pour le développement de notre patrie.
Pendant plus de trois mois les membres du Collectif ont fait montre d’une disponibilité sans précédent, en bravant quotidiennement le froid et en préparant d’arrache-pied cet évènement de façon totalement désintéressée. L’occasion était trop belle pour faire prendre conscience aux compatriotes de la diaspora de l’enjeu de la consolidation de la paix au Congo Brazzaville.
Le 24 janvier 2009, en préparation du Forum, le Collectif organisa un colloque sur la Paix dans les murs du palais du Luxembourg, temple par excellence de la démocratie française. Ce fut l’occasion pour les congolais vivant en France de rejoindre le Collectif et d’apporter leur contribution multiforme à l’enracinement de la paix dans leur pays. C’est aussi en ces termes que le président de séance, SERGE BOUYA, invita la diaspora à se rendre en masse au forum : « Il est temps de construire une paix homogène et durable dans notre pays » dit-t-il.
Au sortir de ce colloque, le 7 et le 14 mars 2009, les associations, partis politiques et ONG congolais domiciliés en France furent invités à participer aux travaux préparatoires de cet espace d’échanges et de concertation sur la Congo au siège de la Commission d’organisation du Forum,11 rue de la Vistule dans le 13 ieme arrondissements de Paris.
La journée du 4 avril 2009 au palais des congrès fut-t-elle une grande journée ? Ce sont les congolais eux-mêmes qui nous ont donné la réponse. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les échanges étaient fructueux et démocratiques. Ce fut une récompense inespérée aux longues heures de préparation et de sacrifices consentis pour la bonne cause. Il y avait au bas mot 2000 à 2500 personnes. Les organisateurs furent rapidement débordés car la salle était initialement prévue pour 800 à 1000 personnes. L’engouement était tel qu’il était impossible de circuler, le moindre centimètre carré était pris d’assaut malgré l’acquisition d’une seconde salle permettant de suivre l’évènement en direct sur écran géant.
La France et la monde entier ont pu constater ce 4 avril 2009 que les congolais restaient mobilisés pour la stabilité, la paix et la sécurité au Congo. Les investisseurs potentiels dans notre pays avaient ainsi la preuve que tous risques liés à l’insécurité étaient désormais bannis.
Après le discours final de D.C.S.N, le « standing ovation » de la salle, suivi d’une congolaise improvisée, dénotait ce jour-là de la fierté retrouvée d’être congolais, notamment quand les participants ont entonné en chœur ce couplet de l’hymne national : « oublions ce qui nous divise…. »
Ce sursaut patriotique nous le devons à un homme, Monsieur DENIS CHRISTEL SASSOU NGUESSO qui a cru avant nous tous au rassemblement des congolais de la diaspora. Nous nous devons donc de louer son sens du patriotisme car il a reflété le courage d’une génération qui a décidé de prendre le taureau de la division par les cornes pour que demain nous puissions dire tous ensemble : « Plus jamais ça ! ».
« Nous ne devons plus laisser de place au doute, à la confusion, au quiproquo, aux incompréhensions et à la méfiance fondée très souvent sur des préjugés idéologiques, sociaux ou même parfois biologiques » a-t-il renchéri.
La paix aujourd’hui, la paix demain et la Paix pour toujours !
Fait à Paris le 4 avril 2010
JEAN-JACQUES BLAISE PAMBOU
Responsable de la mobilisation du Sénat,
Responsable de la Sous commission provinces.
Les membres du comité d’organisation du forum :
BETE-SIBA Chris Garcia, BILONGUI Carine, BISSEMO Ghislain Narcisse, BITECK BATY André Prince, BONGHO William John, BOUYA NZA Bernard, BOUYA Serge, COSTADE TCHITEMBO Isidore, DION Gabriel-Patrick, DONIAMA Jeand’Arc, IBATA Roy, LOEMBA Grâce, LOUBASSOU Maixent, MABIALA Gilbert, MAKOSSO Christian Ernest, MALANDA BINDA Dieudonné, MALONGA Cyriaque, MISSATOU Louis Gabriel, MONGO Régis, MPIKA Donatien, NDEKE Privat, NGANFOUOMO Hermès, NGOMA Marie-Alfred, N’SONDE Ghislain, OUIZIDI HAKOULA Oscar, PAMBOU Jean-Jacques, SAMBA Christian, SASSOU N’GUESSO Denis Christel, SENGA-BIDIE Kawany, SISSIA Roger, TSIEHELA Guy Francis, ZOBA Henri, OBA Rostand, IKOUEBE Annick.
Commentaires(2)




Bien que cela puisse être bizarre voir peut même provocateur, mais moi aussi je suis un déraciné, oh certes on ne m’a pas violenté, certes ma région n’est pas en guerre, certes je peux m’y rendre sans problème. Je parle de ma chère Bretagne, ce petit bout du bout de la France. … Voilà moi aussi j’avais besoin de retrouver quelques valeurs qui se perdent à la force.
Bien à toi
Je dois d’abord reconnaître que l’idée de rassembler les Congolais de la diaspora est une très bonne chose. Ensuite, j’avoue être un peu déçu de la qualité de ton billet ci-dessus. Si tu voulais rendre hommage aux 2500 Congolais qui se sont déplacés pour cet événement, tu aurais dû dire quelle a été la suite de cet événement. Combien d’objectifs de ce colloque ont été atteints une année plus tard? Cette paix qui nous ai si cher à tous, comment a-t-elle depuis là été consolidée? De quelle façon la culture de paix et de tolérance a-t-elle été mise en oeuvre au pays? Est-ce que la culture de paix et de tolérance a été transmise à la « sécuritate congolaise »? La liberté d’expression est-elle assurée au pays? Et je pourrais continuer la litanie de questions… Le sursaut patriotique commence pour moi et pour les innombrables Congolais qui n’ont jamais été recensés, par, la liberté de penser et de s’exprimer librement sans se faire brûler vif. La formation d’une conscience nationale commence pour moi et les millions de Congolais qui n’ont pas voté le 12 juillet 2009, par le droit de questionner ceux qui nous représentent, sur, comment assurent-ils la bonne conduite des affaires de notre. Je suis déçu par la qualité de ton billet parce qu’il ne nous dit pas si la culture de paix et la tolérance sont devenues des valeurs ordinaires dans notre pays. Je ne questionne pas ta capacité à vouloir la paix pour le Congo, je demande plus de réponses aux questions qui préoccupent le Congolais moyen. Ton billet rend hommage à un Congolais dont le seul mérite est de porter un nom synonyme à une dictature, a la carrure d’un rassembleur.
La tolérance aujourd’hui, la paix demain et le progrès pour toujours!
Mayama N’sika