Comment accompagner le Président sur le « Chemin d’Avenir »
Après la victoire éclatante de Denis Sassou N’Guésso à la magistrature suprême, il est regrettable de constater que les esprits de nos compatriotes ne soient tournés que vers un seul objectif : la composition de la future équipe gouvernementale. Toute l’actualité est focalisée sur des supputations en tout genre. Untel occuperait tel poste, untel tel autre. Des listes « confidentielles » sont jetées en pâture dans la masse, histoire de jauger l’opinion ou plutôt essayer d’influencer les décisions du chef de l’Etat. On en vient malheureusement à oublier l’essentiel : l’apport de chacun au projet de société du président élu.
A ce jeu, la majorité présidentielle s’en donne à cœur joie. Les appétits s’aiguisent et les ambitions s’affirment au grand jour, reléguant au second plan le combat contre les ennemis du pays, toujours en quête d’une polémique à ronger et qui scrutent la moindre défaillance dudit projet. Car, ne nous leurrons pas, pendant ce septennat l’opposition prendra tout l’espace que lui confère notre jeune démocratie. Alors, au lieu de se passionner pour des questions subsidiaires, laissons plutôt le Président (rompu par ailleurs à ce genre de pratiques) faire ses arbitrages sans influences extérieures ni manipulations de toutes sortes. Il saura, sans nul doute, reconnaître au bon moment les meilleurs de son équipe.
Comme le soulignait Louis Pasteur dans son Appel à la jeunesse : « Dites-vous d’abord «Qu’ai-je fait pour m’instruire? » Et, à mesure que vous progressez : «Qu’ai-je fait pour mon pays ? » Ceci jusqu’au moment où vous pourrez penser avec un immense bonheur que vous avez contribué en quelque manière au progrès et au bien de l’humanité !»
Concentrons nous donc sur la réalisation de cet ambitieux projet. Il y a là un vaste champ à exploiter. Prenons chacun notre part de responsabilité et interrogeons-nous sur la manière d’aider le Chef de l’Etat à assumer cette lourde mission qu’est « le Chemin d’Avenir ».
Le premier rôle incombe, je pense, à la famille biologique du Président.
En effet, rien de mieux que le cocon familial, havre de paix et de réconfort, pour se ressourcer. En faisant preuve de disponibilité et d’attention particulière envers le premier des congolais, les membres de la famille présidentielle lui garantiraient certainement un repos conséquent. Quand on connait les épreuves difficiles que ce dernier a surmontées avant la campagne présidentielle, on ne peut que louer le courage et le sens du devoir et des responsabilités dont il a fait montre pour nous garantir cette victoire tant attendue. La consolidation de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale était bel et bien l’enjeu de ce scrutin.
Secundo, les proches collaborateurs et amis.
Ils constituent la première sphère de décision du chef de l’Etat, ont un rôle non moins important à jouer auprès de lui, donc pour le Congo.
La proximité de ces sommités avec le premier magistrat du pays devrait exiger d’eux : fidélité, compétences et source inépuisable de solutions. Je comprendrais aisément que mes concitoyens accordent plus d’intérêt à la nomination de ces hautes personnalités qu’à l’avenir des ministres qui par essence viennent et partent une fois leur mission accomplie. Car en fait, ces « hommes de l’ombre » créent la marge de manœuvre du Président de la république. Ils sont forces de proposition et surveillent en permanence le cap du navire Congo, toujours prêts à suggérer à son capitaine une autre voie à suivre en fonction de la météo du moment. Ce ne sont pas des « messieurs oui-oui » mais des responsables capables de dire au chef la vérité quand rien ne va… Loyauté oblige.
Enfin, il y a le congolais lambda (ainsi que la société civile) qui a également une partition à jouer.
Comme lors des dernières échéances électorales, toute voix comptera pour concrétiser le « Chemin d’ Avenir ». Le chef de l’Etat ne s’est-il pas engagé à ne laisser personne au bord de la route ? Les artisans, maçons, boulangers, menuisiers, etc.…ont tous leur place dans l’édification du Congo de demain comme l’imagine le Président. Il faudrait que l’on arrête de penser que seuls les intellectuels ont droit de citer dans la société congolaise. Pour moderniser et industrialiser le Congo, Denis Sassou NGuesso fait également appel aux intelligences manuelles, innovatrices et créatrices pour sortir les congolais de l’assistanat et de la pauvreté.
Commençons donc par opérer une rupture des mentalités et tous ensemble nous gagnerons. Sortons la jeunesse congolaise de sa léthargie, Ouvrons nos esprits à des idées nouvelles, Faisons du travail la valeur première de notre développement, Utilisons toutes les réserves d’énergie disponibles, Créons une classe moyenne qui soit le moteur de notre expansion économique.
A l’heure de la mondialisation, nous ne pouvons plus nous enfermer dans des considérations bassement ethniques. Ensemble les congolais seront plus forts face aux grands défis internationaux. Il nous faut refuser la division et œuvrer pour que notre pays joue un rôle prépondérant dans la sous-région pour le rayonnement de notre continent.
En nous proposant ce projet d’envergure qu’est le « Chemin d’avenir », une fois de plus le Président Denis Sassou N’guesso a étalé sa forte volonté réformatrice et son volontarisme politique pour nous assurer un avenir meilleur. Emboitons-lui donc le pas et approprions-nous ce projet pour que demain le gagnant soit le Congo.
Vive le Congo uni et prospère !
Vive la République apaisée !
Que Dieu protège le Congo-Brazzaville !
Paris le 29 août 2009.
JEAN-JACQUES BLAISE PAMBOU





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