Renaissance africaine et dévellopement: le Sénégal ouvre le bal

SPECIAL CINQUANTENAIRE
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RENAISSANCE AFRICAINE ET DEVELLOPEMENT :

LE SENEGAL OUVRE LE BAL
Le Président ABDOULAYE WADE a donné, le 3 et 4 avril 2010, le coup d’envoi des festivités du cinquantenaire des indépendances africaines. Une vingtaine de chefs d’Etat étaient conviés pour célébrer avec faste le cinquantième anniversaire de l’indépendance du Sénégal. La France (qui fera défiler des troupes africaines sur les champs Elysées à l’occasion de sa fête nationale) était représentée par son ambassadeur à Dakar et par le ministre de l’Intérieur BRICE HORTEFEUX. On peut dire sans risque de se tromper que le cinquantenaire du Sénégal fut un véritable succès.

RAPPEL
Pour la petite histoire, 14 anciennes colonies françaises de l’Afrique subsaharienne, notamment tous les pays de l’Afrique occidentale française et tous ceux de l’Afrique équatoriale ainsi que Madagascar, vont commémorer cette année le 50ème anniversaire de leur indépendance. Le Cameroun dont la fête nationale date du 1er janvier à préféré remettre à plus tard la célébration de son indépendance. C’est donc le Sénégal qui ouvre le bal bien que son indépendance remonte en fait au 20 aout 1960.
En effet, le 4 avril 1960, sous la houlette de son premier président LEOPOLD SEDAR SENGHOR, le Sénégal et le Soudan se regroupèrent pour former la Fédération du Mali (un choix politique de s’opposer à la balkanisation de l’Afrique occidentale française selon l’historien ADAMA BAYTIR DIOP). Le 20 aout de la même année, le Sénégal se retire de ladite fédération et proclame son indépendance tout en conservant la date du 4 avril comme date de commémoration de son accession à l’indépendance.senegal1.jpg
UN SYMBOLE POUR LE CONTINENT NOIR
Le 50ème anniversaire de l’accession à la souveraineté internationale du Sénégal s’est mué en une véritable fête. Le samedi 3 avril 2010, la population sénégalaise, le parterre des invités officiels et le monde entier à travers les médias, assistaient à l’inauguration d’un ouvrage colossal : Le gigantesque «monument de la Renaissance africaine». La démesure était au rendez-vous. Cette statue de 150m de hauteur (7 m de plus que la statue de la Liberté) dominant la capitale de la Teranga, représentant un couple et son enfant qui s’élancent vers le futur, reflétait une Afrique décomplexée et tournée résolument vers l’avenir.Ce 3 avril 2010, Dakar, longtemps capitale de l’Afrique occidentale française, était la capitale de l’Afrique noire.
Les festivités se sont poursuivies le lendemain avec le défilé civil et militaire. On a noté la présence de quelques détachements militaires africains de la sous-région tels que la Guinée, le Maroc, la Mauritanie, le Mali et la Guinée Bissau.
Et pour finir la fête en beauté, après la parade qui s’est déroulée au Boulevard GENERAL DE GAULLE, la population s’est dirigée vers le stade de l’amitié LEOPOLD SEDAR SENGHOR afin d’assister à un combat de lutte…tout un symbole.

POUR UN PARTENARIAT GAGNANT-GAGNANT

Après un demi-siècle après la décolonisation, les rapports entre la France et ses anciennes colonies gagneraient à être plus « saints » afin de ne pas faire offense à l’histoire.
Le lancement des festivités marquant les cinquante ans d’indépendance de l’Afrique francophone, un week-end de pâque (synonyme pour les chrétiens d’une période d’espoir et de renouveau) est peut-être révélateur d’un nouveau départ. Il s’agit désormais de se réconcilier et de partager une histoire commune, sans passion ni subjectivité.
La France a tout à gagner en privilégiant plus de vérités historiques et moins de stigmatisation. « La France n’est elle-même que lorsqu’elle est la France de tous les Hommes ! » clamait hier André Malraux.

Quant aux africains, le moment est venu de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide :

Le fait de partager une même monnaie (le franc CFA) devrait permettre à l’Afrique subsaharienne de privilégier l’intégration régionale, de créer un véritable marché intérieur et de commercer en priorité entre eux, avant d’envisager échanger avec le reste du monde.

De nos jours la compétition mondiale est économique et non politique. Il faudrait que la continent pèse plus dans le commerce internationnal, pour créer, préserver ses emplois et entamer à terme une politique d’éradication de la pauvreté.

La politique de diversification des partenaires économiques prônée par les anciennes colonies ne devrait pas empêcher la France de continuer à jouer son « rôle positif » d’ambassadeur auprès de l’Union Européenne. Ainsi l’héritage historique deviendrait un capital pour le développement de l’Afrique.

L’AFRIQUE EN MARCHE VERS SON DESTIN
Après 500 ans d’esclavage et 200 ans de colonisation, l’Afrique serait-elle en train de redevenir un eldorado ? Un second souffle pour les économies occidentales en panne de croissance ? C’est aux africains de créer les conditions d’attraction des capitaux étrangers tout en encourageant les investisseurs locaux pour que cela devienne une réalité. Le temps est venu pour l’Afrique d’émerger et de s’installer dans l’histoire. Il lui faut désormais célébrer l’avenir et moins le passé pour qu’elle, retrouve, pendant les cinquante prochaines années, sa dignité et qu’elle s’affirme dans le concert des nations. Comme le dit si bien HENRY LOPEZ, l’ambassadeur du Congo en France : « Nous n’oublions pas, nous n’arrachons pas les pages, mais nous les tournons ; Le Congo, lui, a choisi de jeter un regard apaisé sur son histoire ».

Paris, le 11 Avril 2010

JEAN-JACQUES BLAISE PAMBOU

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FICHE PAYS : SENEGAL

Situation géographique
Pays d’Afrique occidental ouvert sur l’océan Atlantique, le Sénégal (196 190 km²) est frontalier de la Mauritanie au nord, du Mali à l’est, de la Guinée et de la Guinée-Bissau au sud. A l’intérieur de ses frontières se trouve le territoire enclavé de la Gambie.

Capitale : Dakar (2,7 millions d’habitants)

Régime politique : République à régime présidentiel

Démographie

Population : 12,5 millions d’habitants
Densité : 65,3 hab./km²
Indice de fécondité : 4,5
Croissance démographique : 2,77%
Espérance de vie : Femmes : 58,8 ans – Hommes : 55,5 ans

Société

Ethnies : Wolofs, Toucouleurs, Peuls, Sérères, Diolas, Mandingues…
Langues : français (officielle), wolof, peul, sérère, diola…
Religions : musulmans (94%), chrétiens (5%), animistes
Alphabétisation : 42%
Développement humain : 166e / 182 pays (PNUD 2009)

Economie

Monnaie : franc CFA
Croissance : 4,8%
Inflation : 4,3%
PIB par habitant : 890 $
Dette extérieure : 23,2% du PIB

Chronologie

20 août 1960 : Indépendance du Sénégal, ancienne colonie française, sous la présidence de Léopold Sedar Senghor.

1981 : Suite à la démission de Senghor, Abdou Diouf, Premier ministre, devient chef de l’Etat selon les termes de la Constitution. Il est élu président en 1983 puis réélu en 1988 et 1993.

1982 : Entrée en vigueur du traité créant la Confédération de Sénégambie, qui unit le Sénégal et la Gambie dans certains domaines. Elle sera dissoute en 1989 suite à différents désaccords bilatéraux.

1982 : Première manifestation indépendantiste en Casamance, région du sud du pays.

1989 : De violents affrontements entre Mauritaniens et Sénégalais dans les deux pays font plus de deux cents morts, provoquant l’exode ou l’expulsion de dizaines de milliers de personnes et la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays pendant trois ans.

2000 : Abdoulaye Wade, candidat en 1988 et 1993, remporte l’élection présidentielle. C’est la première alternance politique depuis l’indépendance.

2007 : Réélection d’Abdoulaye Wade dès le premier tour avec 55,87% des voix.

Commentaires

  1. jean-luc Guérard dit :

    “Le fait de partager une même monnaie (le franc CFA) devrait permettre à l’Afrique subsaharienne de privilégier l’intégration régionale, de créer un véritable marché intérieur et de commercer en priorité entre eux, avant d’envisager échanger avec le reste du monde” extrait. complètement d’accord

    et que l’occident paye sa facture (je me demande qui à des dette dans cette “Histoire”

  2. Roland à Pointe-Noire dit :

    Il faut ouvrir les débats. Pour ou contre les commémorations ?
    Quel bilan pour nos pays ? A quoi ça sert de fêter ? Pourquoi pas une rencontre africaine sur la situation des agricultures africaines, 50 ans après les indépendances ?

  3. Obambé GAKOSSO dit :

    Bonjour,

    2012, j’espère, mise à la retraite d’office d’Abdoulaye Wade. A moins qu’il ne veuille se représenter d’ici 5 ans, à 91 ans…
    Concernant ces commémorations, nos pays sont sans aucun doute les seuls au monde qui, pour fêter leurs pseudo indépendances se rendent chez le maître. Je n’ose imaginer un seul instant que les présidents latino-américains se rendent à Madrid pour faire autant.
    Nous enfonçons chaque jour les portes du ridicule, sans donner l’impression de vouloir nous arrêter.

    O.G.

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