Parlement de la CEMAC : Et si c’était enfin le décollage ?

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« Rendre effectif l’implication de nos peuples dans la dynamique de l’intégration sous-régionale » Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la CEMAC.

Malabo, capitale de la Guinée équatoriale, abrite depuis le 15 avril 2010 le siège du parlement de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale). Cet immeuble splendide dans une ville splendide (Malabo 2), symbole de l’union des peuples de la sous-région, a été inauguré en présence des chefs d’Etats représentants les six pays membres. Il s’agit de : Obiang Nguema Mbasongo (Guinée équatoriale), Denis Sassou Nguesso (Congo), Paul Biya (Cameroun), Ali Ben Bongo (Gabon), François Bozizé (République centrafricaine), Idriss Déby (Tchad).

Cette inauguration constitue le point d’orgue d’un long processus d’intégration communautaire initié depuis le 16 mars 1994, date de création de la CEMAC. C’est un pied de nez infligé à tous les « CEMAC-péssimistes » qui se gargarisaient d’une intégration de façade depuis la disparition du doyen et chantre de la CEMAC Omar Bongo Ondiba (paix à son âme) et depuis le scandale financier de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale) suite aux détournements de fonds du bureau de Paris.

Avec le lancement du parlement de la CEMAC, un coup d’accélérateur vient d’être donné à l’intégration de cet espace car  la parole  est  désormais donnée au peuple intercommunautaire. Les francophones de l’Afrique subsaharienne, par le truchement de leurs représentants, pourront s’exprimer quant à l’évolution à donner à cette dynamique d’intégration. C’est donc la démocratie qui prend le dessus sur les querelles de personnes et de leadership.

La zone CEMAC, constituée de cinq pays producteurs de pétrole sur six, est un espace potentiellement riche qui aurait tout a gagné à diversifier son économie pour ne plus dépendre du « jeu de yoyo » du Brent et à pratiquer une économie par répartition géographique en tenant compte des atouts de production de chaque pays membre, tout en s’appuyant sur une législation anticoncurrentielle.

Dernière institution de la CEMAC, le Parlement a pour vocation de contrôler l’executif de la CEMAC à travers les traditionnelles questions parlementaires, interpellations, motions de censure, commissions d’enquête, ect… Les députés deviennent les messagers de l’intégration non pas seulement des Etats mais aussi des peuples. Actuellement trente parlementaires (cinq par pays membres) y siègent mais ce nombre est appelé à s’accroître. Les représentants de la République du Congo sont : Pierre Ngolo, Charlotte Opimba, Albert Ngouna, Patrice Kadia et Benoît Batchi.

En œuvrant au renforcement de la solidarité entre les peuples des Etats membres, l’hémicycle de l’Afrique centrale contribuera certainement aux efforts d’intégration régionale dans divers domaines, et donnera une nouvelle dynamique au processus d’intégration de la CEMAC par une large participation des populations au dit processus.

cemac.jpg 

La présence des Présidents de la sous région ce 15 avril 2010 à Malabo traduit une volonté politique commune affichée, la nécessité de se mettre résolument ensemble et une réelle envie de favoriser un essor économique et monétaire à travers la  paix, la sécurité et la démocratie dans la sous-région.

Rappelons que la CEMAC, est le prolongement de « la défunte » UDEAC (Union Douanière et Economique de l’Afrique Centrale). Ses principaux objectifs sont :

-         L’établissement d’une union étroite entre les peuples des Etats membres

-         La création d’un véritable marché commun

-         La coordination des programmes de développement,…

Elle est composée de l’UEAC (Union Economique de l’Afrique Centrale),  de l’UMAC (Union Monétaire de l’Afrique Centrale) et de deux institutions à vocation de contrôle (la Cour de justice et le Parlement).

Organe suprême, la Conférence des chefs d’Etats détermine la politique de la communauté et oriente l’action du Conseil des ministres de l’UEAC et du Comité Ministériel de l’UMAC. Elle se réunit au moins une fois par an.

Les derniers défis que la CEMAC devrait relever à court terme sont :

-         L’établissement d’un passeport communautaire biométrique

-         La mise en place de la compagnie aérienne Air CEMAC dont le siège sera Brazzaville

-         La libre circulation effective des personnes et des biens

Tout porte à croire que le train CEMAC est sur de bons rails et qu’il roule à grande vitesse vers le développement économique de la sous-région.

Paris, le 26 avril 2010

JEAN-JACQUES BLAISE PAMBOU

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