50 ans d’histoire du Congo en un coup d’œil (1991-2000)

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 Année 1991 - 25 février 1991 : ouverture de la Conférence nationale souveraine
«Enfin, elle est là, celle que tous attendaient et appelaient de leurs voeux. Sa tenue, le jour prévu, est déjà une grande victoire pour ceux qui ont foi en la vertu du dialogue», a dit l’abbé François de Paul Moundanga-Ibéni, porte-parole du présidium de supervision. Pour sa part, le chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, dans son discours d’ouverture de la Conférence nationale souveraine (CNS), déclare: «En ce jour où, à sa manière, le Congo, dans sa diversité, va devoir répondre à cette exigence des temps, je salue les filles et fils du pays, venus de toutes les régions de la République et de l’étranger, pour s’investir, en ces lieux, dans la réflexion sur le devenir de notre nation, de votre nation. Soyez les bienvenus à ce débat qui doit être, pour l’honneur de notre peuple, celui de la responsabilité». Près de mille deux cents délégués représentant les partis politiques, ONG, fondations, associations, confessions religieuses, administrations et structures publiques, force de l’ordre et des individualités, y prennent part.

 

- 26 février 1991 : les travaux de la CNS connaissent un blocage, entre le présidium provisoire, dirigé par le Premier ministre, Louis Sylvain Goma, et les délégués des organisations de la société civile, sur la question de la participation et des quotas. Les travaux reprennent quatre jours plus tard, après un consensus négocié pendant deux jours.  

-12 mars 1991 : Mgr Ernest Kombo est élu président de la CNS, au cours d’une séance dirigée par le doyen d’âge, Yacinthe Bakanga (70 ans), autour d’une commission de sages. La Conférence nationale se déclare souveraine, c’est-à-dire ses décisions s’imposent à tous.   

- 1er avril 1991 : Mgr Ernest Kombo s’oppose à la démission du chef de l’État et du gouvernement comme l’exigent certains délégués de
la CNS. Il leur répond: «Nous ne sommes pas venus faire un coup d’État et le chef de l’État ou le gouvernement ne devraient pas démissionner». Mgr Kombo rejette ainsi «les vieilles pratiques qui ont humilié les présidents Fulbert Youlou, Alphonse Massambat-Débat et Jacques Joachim Yhombi-Opango».  

- 10 juin 1991 : fin de la CNS
L’atterrissage en douceur, comme avait souhaité Mgr Ernest Kombo. La cérémonie de clôture, présidée par le chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, est marquée par le changement des symboles de la République, notamment le drapeau national, et la cérémonie de lavement des mains, en signe de réconciliation, après les dures palabres de ce forum. La date du 10 juin est baptisée journée de réconciliation nationale. La moisson de la CNS est abondante. Ses décisions sont consignées dans des actes signés par son président, Mgr Ernest Kombo. Un rapport final est adopté. La CNS instaure la démocratie pluraliste dans le pays, en édictant les principes de la future Constitution. Les institutions de la transition sont mises en place, avec l’élection d’un Premier ministre, chef du gouvernement, chef suprême des armées, en la personne d’André Milongo. Mgr Ernest Kombo est porté à l’unanimité président du Conseil supérieur de la République, le Parlement de transition, tandis que le chef de l’État en fonction, Denis Sassou Nguesso, reste en place, pendant la période de transition.

- 5 septembre 1991 : Accident de Mvoungouti À Mvoungouti, 30 km au sud de Dolisie, s’est produit l’accident ferroviaire le plus meurtrier de notre pays: plus d’une centaine de morts (quatre-vingtquatre corps retrouvés, vingt-neuf non retrouvés). Il s’agit d’une collision entre un train de la Comilog (Compagnie minière de l’Ogoué, au Gabon) et un train voyageur du Chemin de fer Congo-océan. Une erreur humaine est à l’origine de l’accident. 

Année 1992 

- 15 janvier 1992 : des militaires du groupement aéroporté se mutinent à Brazzaville pour contester la nomination du colonel Michel Gangouo au poste de secrétaire d’État à la Défense. Le Premier ministre de transition, André Milongo, n’est pas trouvable dans la capitale où règne une grande tension.   

- 26 janvier 1992 : le Premier ministre de transition, André Milongo, publie le gouvernement remanié. Ce remaniement met un terme à la crise qui avait éclaté, le 15 janvier. 

- 15 mars 1992 :la nouvelle Constitution est adoptée par référendum. Elle institue un régime semi-parlementaire, avec un exécutif où le Premier ministre, nommé par le président de la République, est chef du gouvernement et responsable devant l’Assemblée nationale qui peut le renverser par le vote d’une motion de censure. Le Parlement est bicaméral.  

- 3 mai 1992 : premières élections locales de l’ère démocratique. L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), suivie du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral, obtiennent le plus grand nombre de sièges.   

- 23 mai 1992 : décès du footballeur Paul Moukila, alias Sayal
Ancien international congolais, champion d’Afrique des nations en 1972, à Yaoundé, au Cameroun ; champion d’Afrique des clubs avec le Cara et ballon d’or africain de 1974, Paul Moukila Sayal s’est brusquement éteint à Paris, en France, où il était reparti boucler ses valises, afin de rentrer définitivement au pays.  

- 24 juin 1992 : premières élections législatives de l’ère démocratique. Mille sept cents candidats se disputent les cent vingt-cinq sièges de l’Assemblée nationale.  

- 12 juillet 1992 : deuxième tour des élections législatives. L’alliance formée par l’Upads, l’Alliance nationale pour la démocratie (AND) et le Parti congolais du travail (PCT) remportent la majorité des sièges à l’Assemblée nationale.  

- 26 juillet 1992 : premières élections sénatoriales depuis l’indépendance du Congo. Soixante sénateurs sont élus par les conseillers municipaux, de districts et de régions.   

- 2 août 1992 : premier tour de l’élection présidentielle
Dix-huit candidats inscrits mais deux, notamment Jean-Michel Bokamba Yangouma et Pierre Nzé, se retirent au dernier moment. Pascal Lissouba vient en tête avec 35,89%, devant Bernard Kolélas 20,32 %, Denis Sassou Nguesso 16,87% et André Milongo 10,19%. Pascal Lissouba et Bernard Kolélas vont au deuxième tour.  

- 11 août 1992 : avant le deuxième tour de l’élection présidentielle, l’Upads et l’AND de Maurice Stéphane Bongo-Nouarra d’une part, et le PCT d’autre part, signent un accord électoral, en vue de gouverner ensemble et consolider le socle d’une majorité parlementaire durable. Le PCT apporte son soutien électoral à Pascal Lissouba.  

- 16 août 1992 : deuxième tour de l’élection présidentielle entre Pascal Lissouba et Bernard Kolélas.  

- 20 août 1992 : proclamation des résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle par le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Alphonse Nzoungou. Pascal Lissouba, 61 ans, est élu président de la République, avec 61,33% 

- 31 août 1992 : Pascal Lissouba prête serment en tant que président de la République devant la Cour suprême, au palais du Parlement.  

- 8 septembre 1992 : Maurice Stéphane Bongho-Nouarra, nommé Premier ministre, chef du gouvernement, président du comité des priorités et de la planification, rend public son gouvernement composé de vingt-huit membres.  

- 24 septembre 1992 : André Mouelé élu président de l’Assemblée nationale.  

- 1er octobre 1992 : Augustin Poignet élu président du Sénat.   

- 31 octobre 1992 : censure contre le gouvernement Bongho-Nouarra
Les députés de l’opposition formée par la nouvelle coalition URD/PCT et apparentés votent une motion de censure contre le gouvernement Bongo-Nouarra, prouvant ainsi leur majorité à l’Assemblée nationale. En conséquence, ils réclament la nomination d’un Premier ministre issu de leur rang, conformément à la Constitution du 15 mars 1992 (Article 75).  

- 17 novembre 1992 : À la suite de la motion de censure contre le gouvernement Bongho-Nouarra, le président Pascal Lissouba, refusant le fait accompli de la nouvelle majorité parlementaire formée par
la coalition URD/PCT et apparentés, en arguant que la majorité doit sortir des urnes, dissout l’Assemblée nationale, dans une adresse à la nation. 
 

- 26 novembre 1992 : méga-meeting de l’opposition à Brazzaville

La coalition URD/PCT et apparentés organise un mégameeting au boulevard des armées, à Brazzaville, pour contester la décision du chef de l’État d’avoir dissous l’Assemblée nationale. Les grands leaders de cette coalition, notamment son président Bernard Kolélas, Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, Auguste Célestin Gongarad Ngoua, Pierre Nzé, etc., y sont présents. Ce méga-meeting marque le grand retour de l’ancien président de la République, Denis Sassou Nguesso, sur la scène politique nationale. Il baptise la coalition de «socle de l’unité nationale».  

- 30 novembre 1992 : trois morts par balles et vingt cinq blessés, tel est le bilan de la marche pacifique organisée par
la coalition URD/PCT et apparentés, pour demander au chef de l’État, Pascal Lissouba, de revenir sur sa décision d’avoir dissous l’Assemblée nationale. 
 

- 2 décembre 1992 : sur invitation du haut commandement des Forces armées congolaises, conduit par le chef d’état-major général, le général Jean-Marie Michel Mokoko, les chefs des partis de la mouvance présidentielle et ceux de
la coalition URD/PCT et apparentés se retrouvent au palais du Parlement, pour trouver une solution à la crise qui secoue le pays. Le palais du Parlement est gardé par des militaires qui interdisent toute entrée et toute sortie, si un accord n’est pas trouvé.  

- 3 décembre 1992 : Les chefs des partis de la mouvance présidentielle et ceux de
la coalition URD/PCT et apparentés signent un accord de mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Quelques jours après, le président Pascal Lissouba nomme Claude Antoine Da Costa comme Premier ministre. 
 

- 8 décembre 1992 : dans une déclaration, l’opposition conteste la nomination de Claude Antoine Da Costa au poste de Premier ministre.  

Année 1993 

- 28 février 1993 : deux cent trente-neuf ressortissants zaïrois, devant être rapatriés à Kinshasa, trouvent la mort par noyade, au beach de Brazzaville.   

- 2 mai 1993 : premier tour des élections législatives anticipées, sauf dans le district de Kellé (région de la Cuvette) où on n’a pas pu voter à cause de certaines difficultés rencontrées par la Colosela, présidée par Me Jean-Martin Mbemba. 

- 20 mai 1993 : publication des résultats du premier tour des élections législatives anticipées par le ministre de l’Intérieur. Ces résultats sont contestés par l’opposition mais aussi la Conosela.  

- 6 juin 1993 : deuxième tour des élections législatives anticipées sans la participation de l’opposition.   

- 10 juin 1993 : après l’avis de la Cour suprême sollicité par le président de la République, les résultats des élections législatives anticipées sont publiés.  

- 11 juin 1993 : Le chef de l’État reçoit une délégation du Haut commandement des Forces armées congolaises pour trouver une solution à la crise née de ces élections législatives anticipées.  

- 14 juin 1993 : mouvement de désobéissance civile lancé par l’opposition, avec l’érection des barricades.  

- 20 juin 1993 : démission du Premier ministre, Claude Antoine Da Costa.   

- 22 juin 1993 : André Milongo est élu président de l’Assemblée nationale, au cours de sa session inauguration tenue sans les députés de l’opposition.  

- 23 juin 1993 : Le général Jacques Joachim Yhombi Opango, 54 ans, est nommé Premier ministre, chef du gouvernement ,par décret n°93-315.  

- 23 juin 1993 : l’opposition se réunit à Mpila avec ses députés, ses sénateurs, ses ministres et ses conseillers locaux et met en place ses propres institutions: André Mouélé est élu président de l’Assemblée nationale et Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, nommé Premier ministre.  

- 29 juillet 1993 : le président Omar Bongo offre sa médiation à la crise congolaise née du différend électoral.   

- 14 août 1993 : nomination de douze nouveaux généraux des Forces armées congolaises.  

- 3 octobre 1993 : deuxième tour des élections législatives anticipées dans huit des onze circonscriptions en ballotage.  

- 10 octobre 1993 : les résultats de ces élections sont publiés par le comité international d’organisation et de supervision des élections anticipées.  

- 2 novembre 1993 : opération de ratissage contre les ninjas, menée par les Forces armées congolaises, dans les arrondissements 1 Makélékélé et 2 Bacongo. 

Année 1994 

-12 janvier 1994 : dévaluation du franc Cfa (parité du franc Cfa-franc français de 100 à 50%)

- 31 janvier 1994 : verdict du Collège arbitral international sur le contentieux électoral
Sur les cinquante-huit recours en annulation introduits par l’alliance U.RD/PCT et apparentés, la mouvance présidentielle et l’URD-Mwinda, huit sont jugés fondés par le Collège électoral international. Les élections sont annulées dans huit circonscriptions.

- 28 janvier 1994 : rencontre des parlementaires du Pool et des pays du Niari
Sur interpellation de la commission parlementaire ad hoc de suivi et de contrôle des mesures et directives arrêtées par le Parlement sur la restauration de la paix, les députés du Pool et des pays du Niari (Niari, Bouenza et Lékoumou) se réunissent, du 28 au 30 janvier, à l’hôtel Le Méridien, à Brazzaville, pour rechercher des solutions en vue de restaurer la paix affectée par des violences armées déclenchées le 2 novembre 1993 entre des groupes armés de l’opposition et les Forces armées congolaises, dans les quartiers sud de la capitale.  

-14 février 1994 : création, par les Forces armées congolaises, à la suite des négociations entre les députés du Pool et des pays du Niari, du Groupement spécial d’intervention, appelée «Force d’interposition».  

- 5 mars 1994 : pour vulgariser l’accord mettant un terme aux violences armées qui opposent l’armée à la milice ninja de Bernard Kolélas, les parlementaires originaires du Pool et des pays du Niari initient un train de la paix qui symbolise la réconciliation entre les populations du Pool et des pays du Niari.  

- 12 août 1994 : drame de Saint-Pierre de Bacongo
Cent quarante-deux personnes trouvent la mort par étouffement et piétinement, à la suite d’une bousculade intervenue à la sortie d’une cérémonie eucharistique, dans la cour de
la paroisse Saint-Pierre Claver de Bacongo. La cérémonie était organisée dans le cadre de la campagne d’évangélisation marquant l’année internationale de
la famille. Le gouvernement décrète un deuil national de cinq jours.  

- 9 août 1994 : investiture du maire de Brazzaville, Bernard Bakana Kolélas
Au-delà de l’investiture du nouveau maire, c’est, en quelque sorte, la réconciliation de la classe politique congolaise qui est en jeu. Le président Pascal Lissouba y improvise un rituel de réconciliation entre deux frères originaires du même département : Bernard Kolélas, leader de l’opposition, et André Milongo, allié de la mouvance présidentielle.  

- 8 septembre 1994 : création des FDU (Force démocratiques unies). 

-19 décembre 1994 : forum national pour la culture de paix
Ouvert par le président Pascal Lissouba, le forum national pour la culture de paix, organisé par le gouvernement congolais en partenariat avec l’Unesco, se tient du 19 au 23 décembre, à Brazzaville. Il connaît la participation de quelques chefs d’État africains, notamment Omar Bongo, Théodoro Obiang Nguema, Ange-Félix Patassé, Pasteur Bizimungu, Sylvestre Ntibantunganya et Miguel Traovaodo, des représentants des gouvernements étrangers et le directeur général de l’Unesco, Frederico Major. Quelques anciens chefs d’État africains aussi y sont comme Amani Toumani Touré du Mali, Pierre Buyoya du Burundi et Denis Sassou Nguesso du Congo.   

Année 1995 

- 13 janvier 1995 : Jacques Joachim Yhombi-Opango remet au président Pascal Lissouba la démission de son gouvernement. Le même jour, il est reconduit dans ses fonctions et chargé de former un nouveau gouvernement.   

- 22 janvier 1995 : Le Premier ministre, Jacques Joachim Yhombi-Opango, rend publique son équipe gouvernementale marquée par l’entrée de quelques partis d’opposition, notamment le MCDDI de Bernard Kolélas et le RDPS de Jean-Pierre Thystère-Tchicaya. 

- 23 janvier 1995 : douze parlementaires (huit députés et quatre sénateurs) originaires de Boko-Songho, Kayes, Madingou, Mfoati et Nkayi, quittent la mouvance présidentielle et décident de créer «une nouvelle force politique suite à la non représentation de leur contrée au gouvernement».  

- 24 janvier 1995 : dans un communiqué signé par son secrétaire général, Antoine Letembet-Ambily, le MCDDI explique les raisons de son entrée au gouvernement: «contribuer au redressement du pays» et réaffirme son appartenance à l’alliance URD-FDU.   

- 16 mars 1995 : promulgation de la loi n°03-95 du 15 mars 1995 autorisant la négociation en vue de la transformation du régime juridique et fiscal applicable aux titres miniers soumis à un régime de concession, en un régime de partage de production et autorisant la cession des actions détenues par l’État dans les sociétés pétrolières détentrices de ces titres miniers.  

- 23 mars 1995 : promulgation de la loi n°08/95 du 23 mars 1995 portant approbation de l’avenant n°7 à la convention d’établissement entre la République du Congo et la société pétrolière Elf Aquitaine.  

- 8 juin 1995 : deux décrets pris par le président de la République réduisent les indemnités et les salaires des agents de l’État. Ce sont les décrets n°95-103 et n°95-104. Les réductions concernent 30% pour les indemnités et primes; 12,5% pour le salaire indiciaire; 15% de réduction au titre du Programme d’ajustement structurel et 3% de cotisation prélevée pour la solidarité en faveur des sinistrés des violences armées 1993-1994. Mais ces réductions ne concernent pas les agents de la force publique, les diplomates en poste et les enseignants actifs.  

- 14 juin 1995 : Décès au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville, à l’âge de 48 ans, du célèbre écrivain congolais, Sony Labou Tansi. Il était évacué en France, avec son épouse. Mais le couple était à Brazzaville, toujours malade.   

- 8 juillet 1995 : décès, au CHU de Brazzaville de l’écrivain journaliste Sylvain Bemba.  

- 24 décembre 1995 : la classe politique congolaise signe, au palais du Parlement, un pacte de paix, en présence du chef de l’État, Pascal Lissouba. Le pacte de paix, en quatorze points, est l’oeuvre du comité restreint issu du forum national pour la culture de paix.  

- 27 janvier 1995 : congrès de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Uapds) sur le thème «L’Upads, dans l’unité, la foi dans le devenir de notre pays, doit s’investir pour demeurer le grand parti de rassemblement national et de progrès afin de garantir la paix, la démocratie et le développement». Mille cent soixante-dix délégués y prennent part.   

Année 1996 

- 17 janvier 1996 : décès, à l’âge de 51 ans, du chanteur compositeur, Pamelo Mounka, de son vrai nom Yvon Mbemba-Mbingui, des suites des complications du diabète.   

- 4 mars 1996 : grève des parlementaires congolais pour réclamer le paiement d’au moins trois mois d’indemnités, sur les six qu’on leur doit. 

- 9 mars 1996 : conférence économique du Pool à Kinkala
Le comité préparatoire est présidé par Bernard Tchimbabelela. La cérémonie d’ouverture se déroule en présence du Premier ministre, Jacques Joachim Yhombi Opango.

Quatre mille personnes, dont mille cinq cents conférenciers, parmi lesquels André Milongo et Bernard Kolélas y prennent part. La conférence débouche sur de grandes conclusions concernant la relance de l’économie dans le Pool.  

- 8 juin 1996 : le président Pascal Lissouba lance officiellement la reprise des travaux de construction du barrage hydro-électrique de Sounda, dans le Kouilou, pour une production de mille mégawatts. Mais les travaux ne démarreront pas en réalité. La pose de la première pierre pour la construction de ce barrage était faite le 24 mars 1961, par le président Fulbert Youlou.  

- 17 au 20 juillet 1996 : visite du président Jacques Chirac, à Brazzaville, où il est accueilli par son homologue congolais, Pascal Lissouba.  

- 9 au 16 août 1996 : première édition du Festival panafricain de musique, sur le thème «La musique africaine au service de la paix et du développement».  

- 15 août 1996 : la célébration de la fête nationale de l’indépendance est délocalisée à Pointe-Noire, en présence de cinq chefs d’État africains. Une première dans l’histoire de l’indépendance du Congo.  

- 23 août 1996 : démission de Jacques Joachim Yhombi Opango de la tête gouvernement.  

- 29 août 1996 : David Charles Ganao nommé Premier ministre.  

- 22 novembre 1996 : inauguration officielle de la production du gisement pétrolier offshore de Nkossa, par le président Pascal Lissouba.  

Année 1997

- 3 février 1997 : fin de la mutinerie des trois cents élèves militaires du centre de formation militaire de Loudima.    

- 10 mai 1997 : la tournée préélectorale de Denis Sassou Nguesso, dans plusieurs localités du pays, est marquée, à Owando, par un grave incident qui fait deux morts. La tension est à son comble.   

- 31 mai 1997 : des leaders politiques signent un engagement solennel pour l’élection présidentielle du 27 juillet 1997. «Tenant compte des considérations générales et en raison, d’une part, de la dérive meurtrière qui a ensanglanté le pays, en 1993-1994 et, d’autre part, de la nécessité impérieuse de prévenir tout dérapage susceptible de compromettre durablement la paix sociale, l’unité nationale et les acquis essentiels de notre histoire récente, un sursaut national s’impose», indique le préambule.  

- 5 juin 1997 : des rafales de coups de feu éclatent, dès la matinée, au centre-ville de Brazzaville, du côté du quartier Mpila, à la suite d’une opération manquée de l’armée, à la résidence privée de l’un des leaders de l’opposition, le président Sassou Nguesso. Des militaires s’y étaient rendus vers 4h du matin pour, selon le gouvernement, arrêter les auteurs des coups de feu à Owando qui avait fait deux morts. Mais, avant la fin de la matinée, les rafales d’armes de guerre s’intensifient et atteignent la plupart des quartiers de
la capitale. La ville est coupée en deux, entre une zone tenue par l’armée ainsi que les milices proches du pouvoir et une zone tenue par les partisans soutenant le président Sassou Nguesso. 
 

- 6 juin 1997 : le leader de l’alliance URD-FDU, Bernard Kolélas, se proclame médiateur dans le conflit qui oppose son allié, Denis Sassou Nguesso, au président Pascal Lissouba. Il met en place un comité national de médiation.  

- 16 juin 1997 : le président Bongo met en place un comité international de médiation sur la crise congolaise qui réunit des chefs d’État de
la sous-région. Une déclaration de Libreville est publiée.  

- 8 septembre 1997 : Bernard Kolélas est nommé Premier ministre par le président Pascal Lissouba.   - 15 septembre 1997 : Les négociations de Libreville, ouvertes le 14 septembre, se terminent par un communiqué final qui demande le déploiement d’une force d’interposition des Nations unies au Congo. Le président Pascal Lissouba y est représenté par son Premier ministre, Bernard Kolélas, tandis que le président Denis Sassou Nguesso, son protagoniste, y est présent.  

- 15 octobre 1997 : après avoir pris le contrôle de Brazzaville, les Forces démocratiques et patriotiques (FDP) prennent Pointe-Noire. L’armée n’a pas résisté à l’offensive des FDP, appuyées par des troupes angolaises. La chute de Pointe-Noire consacre la victoire militaire des FDP.  

- 25 octobre 1997 : Denis Sassou Nguesso prête serment, en tant président de la République, devant la Cour suprême, au palais du Parlement. L’acte fondamental régissant la transition est présenté.  

Année 1998 

- 5 janvier 1998: forum national pour la réconciliation, la démocratie et la reconstruction du Congo
Plus d’un millier de participants (délégués des partis politiques, des associations et des administrations et structures publiques) prennent part au forum national pour la paix, la réconciliation, la démocratie et la reconstruction du Congo, dont les travaux sont ouverts par le chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, au palais du Parlement. Les travaux de ce forum sont dirigés par Itihi Ossetoumba Lekoundzou, président du présidium, Mgr Jean-Claude Makaya-Loemba, premier vice-président, et le Pr Hervé Diata, deuxième vice-président.  

- 14 janvier 1998: fin des travaux du forum national pour la réconciliation, la démocratie et la reconstruction du Congo
L’une des principales conclusions, c’est l’instauration d’une transition de trois ans et demi, mais flexible. Un Parlement de transition (Conseil national de transition), dirigé par Justin koumba, est mis en place. L’option démocratique du pays est réaffirmée. Par ailleurs, pour la Constitution, les participants ont fait le choix du régime présidentiel qui paraît le plus adapté à la sociologie du milieu congolais. 

- 24 janvier 1998: opération exhumation et inhumation des corps des victimes de la guerre du 5 juin 1997
L’opération est lancée officiellement, au Plateau de 15 ans, à Brazzaville, par Mme Cécile Matingou, représentant le ministre de la Santé.  

- 25 janvier 1998 : le grand-maître de la loge de France rappelle à l’ordre deux illustres membres, sur la crise du Congo. Philippe Gughelmi, grand-maître de la loge de France, appelle «deux illustres frères à respecter les principes des francs-maçons: non seulement nous avons lancé un avertissement mais c’est une mise en demeure, au nom des principes et des idéaux qui sont les nôtres…. J’ai été informé de ce qui se passe au Congo et quel que soit le bord des francs-maçons, qu’ils soient dans l’entourage du président de la République du Congo ou de son principal opposant, il est de leur devoir pour agir de toute manière pour que la paix revienne. Si je suis intervenu, c’est parce que j’en ai assez, je suis excédé».   

- 10 mars 1998 : l’explosion d’un obus abandonné fait neuf morts, à Mikalou, dans le sixième arrondissement de Brazzaville.  

- 24 mars 1998: mort du roi Makoko, Pierre Mialami Wawa
Dans l’histoire du royaume téké, il aura été le souverain qui a eu le règne le plus court, soit à peine un an après son intronisation. Âgé de 80 ans, Pierre Mialami Wawa est le 13e roi des Batéké. Il avait été intronisé le 7 mars 1997, à Ngabé. Ses funérailles ont eu lieu le 26 juillet, toujours à Ngabé.  

- 27 mars 1998: inauguration du gisement pétrolifère Kitina, à Pointe-Noire, par le chef de l’État, Denis Sassou Nguesso. Ce gisement est exploité par la société italienne Agip Recherches, en association avec Chevron et Hydro-Congo, au large de Pointe-Noire.  

- 5 juin 1998: pose de la première pierre à la place du 5 juin, au quartier Mpila, et à la place du souvenir, devant l’immeuble des Italiens, à Moungali, où sont érigées des stèles en mémoire des victimes de la guerre du juin-octobre 1997.   

- 29 août 1998: assassinat des personnalités qui représentent l’autorité de l’État, à Mindouli.  

- 5 octobre 1998: forum économique de Brazzaville, sur le thème «Partenariat et solidarité pour plus d’investissement au Congo».
Il se présente comme une contribution de la société civile au redressement et à la relance de l’économie congolaise, après la guerre civile de juin-octobre 1997. Les travaux de ce forum prennent fin le 8 octobre. 
 

- 24 octobre 1998: sollicité par le haut-commandement des Forces armées congolaises afin d’impulser la dynamique d’un règlement négocié à la crise, le Conseil oecuménique des églises chrétiennes du Congo tient sa première concertation, au centre interdiocésain des oeuvres, à Brazzaville, avec la délégation des parlementaires originaires du Pool.  

- 26 octobre 1998: mise en place d’un comité de médiation sur la crise du Pool. Il compte quarante-sept membres et est dirigé par le père Bernard Diafouka (Église orthodoxe grecque).   

- 14 novembre 1998: six membres du comité de médiation tués à Mindouli, par les assaillants présentés comme des ex-Ninjas en rébellion. Il s’agit du pasteur Fidèle Loubelo, major Eugène Nsingani, René-Zacharie Kinzonzi, Émile Mabiala et Alphonse Bidié, et Manangou. Cette attaque s’est soldée par quarante-cinq morts, parmi lesquels des personnes venues participer à la réunion que tenait
la médiation. Vingt assaillants ont été tués par l’armée.  

- 20 novembre 1998: décès de la chanteuse congolaise, Mamhy Klaudia, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, des suites d’une hémorragie cérébrale, à l’âge de 41 ans.  

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